Ce n'est pas le Canada Dry (quoi que, il a fait très sec!) mais bien la Gaspésie, située dans le golfe du Saint-Laurent.
"Gespeg" signifie "le bout du monde", en langue mic-mac, soit en amérindien.
Voici un petit plan pour vous permettre de voyager avec nous.
Nous quittons Québec en longeant la rive dite Sud du Saint-Laurent, soit la rive Est en fait.
Jolie route avec des arbres à perdre de vue, des lacs, des petits villages adorables, la traversée du Nouveau-Brunswick -une autre province canadienne dans laquelle on change de fuseau horaire (très drôle pour les enfants)-, la frontière américaine -de l'autre côté d'une rivière-, des noms de villes rigolos et puis, enfin, au bout de 8 heures de route, la mer!

Nous débarquons en Gaspésie par la côte sud.
C'est une astuce de nos amis Alice et Arnaud: en Gaspésie, une seule route, la route 132. Elle en fait le tour. Pour être du bon côté de la route, soit du côté mer, nous roulons du sud vers le nord.
Première halte mais non des moindres: nous passons une nuit sur une yourte flottante à Carleton-sur-mer, dans la baie dite "des chaleurs".
Nous embarquons à 5, avec quelques bagages, dans un canot dans lequel tout le monde pagaie.

Nous poursuivons la route vers Douglastown, un tout petit village à quelques km au sud de Gaspé, la ville de l'extrême Est de la Gaspésie.
Le trampoline du jardin fait des émules!
Les enfants découvrent avec bonheur que Simon, le propriétaire de la maison, élève des lapins et... des lapereaux. Il nous offre la possibilité de les soigner durant notre semaine chez lui. Ô joie!



Excursion au rocher percé (roche curieusement trouée en son centre) de... Percé et à l'île voisine, l'île Bonaventure, qui abrite une très importante colonie de fous de bassan.
Balade en bateau autour du rocher. Rosalie est choisie par le guide pour montrer les images des animaux marins. Fière!Nous voyons des phoques, des pingouins et quelques fous de bassan.

Nous débarquons sur l'île pour une grande promenade dans les forêts.A l'autre bout de l'île Bonaventure, nous découvrons l'étonnante colonie de milliers de fous qui nichent sur les plaines et dans les falaises. Le bruit de tous ces oiseaux est incroyable!



A notre retour au port, deux clowns accueillent les enfants sous le haut patronage de fou-rire, la mascotte des fous de bassan.

Nous nous baladons aussi dans une petite partie du Parc Forillon, parc national situé juste en face de la baie de Gaspé, près de notre maison. C'est en fait la péninsule qui plonge dans la mer.
Nous choisissons de faire la promenade qui nous amène au Cap Gaspé, soit au "bout du bout du monde".

9 km pas faciles sur des sentiers bien bien vallonnés.
A notre sortie de la forêt, nous avons le sentiment qu'un tout petit bout de terre sort de la mer, flanqué d'un phare.
C'est vraiment le bout du monde.

Nous observons un fameux porc-épic et des guillemots à miroir (oiseau noir avec une tache très blanche sur chaque aile - ces taches reflètent pratiquement le soleil comme un miroir).
Sur le chemin du retour, nous avons la grande chance d'être surpris par plusieurs souffles de mer qui jaillissent en V!
C'est le dos d'une baleine noire qui nage à quelques dizaines de mètres de nous.
Il ne reste que 300 à 400 baleines noires dans le monde!
Nous sommes bluffés... mais notre photographe n'a pas eu le temps de sortir son objectif!

Nous visitons aussi le phare du Cap de Rosiers, le plus haut phare du Canada.
34 mètres de haut.Ce phare a été érigé en raison des nombreux naufrages à cet endroit dans le golfe du Saint-Laurent.
C'est son gardien qui repéré l'arrivée d'un sous-marin allemand lors de la seconde guerre mondiale et qui a permis de stopper l'avancée de l'ennemi.
Notre guide est passionnée, autant que nous.

Nous montons jusqu'à la lanterne du phare. C'est la première fois!
La lentille a été fabriquée par la société qui a construit la tour Eifel.
Ils sont 450 à avoir élu domicile au Parc Forillon.
Jolie balade de 3 heures à la rencontre des phoques communs et des phoques gris.
Le roi n'est pas leur cousin...
Entre ces découvertes, nous plageons avec ou sans vent.
La semaine file.Nous reprenons la route vers le Nord de la Gaspésie.
Notre route -littéralement coincée entre la falaise et la mer- est jalonnée d'une jolie chute dans les bois, de nombreux phares et de petits ports.


Halte à Cap-Chat, près de Sainte-Anne-des-Monts et des Monts "Chic-chocs", soit une chaîne de montagnes dite "infranchissables", en langue mic-mac.
Nous visitons un tout petit morceau du parc de la Gaspésie qui traverse ces Monts Chic-Chocs.
Balade réputée pour ses orignaux, dans les montagnes. Le spectacle vaut le détour...

Après ce bain de nature, direction la mine!Nous nous chargeons de marteaux et d'un grand seau, à la recherche de géodes contenant des agates, des améthystes, du quartz,...

Il fait chaud, très chaud!

Quelques cailloux de notre cueillette sont sciés en deux pour laisser apparaître des dessins et des minéraux que nous découvrons comme si Saint-Nicolas passait à chaque coupe de pierre...
En route pour un jour très attendu!
Nous quittons la Gaspésie, à Trois-Pistoles, pour rejoindre l'autre côté du Saint-Laurent, aux Escoumins.Nous empruntons donc, avec la voiture, le fameux traversier!
Très belle traversée jalonnée de quelques baleines qui sortent de l'eau pas très loin du bateau.
Nous arrivons à la dernière étape de notre périple: Tadoussac, la ville d'observation des cétacés.
Joli port de plaisance et longues étendues de rochers plats sur lesquels nous marchons beaucoup.
Nous avons la chance de voir un petit rorqual, des bélugas, des marsouins.

Nous voilà arrivés à destination.
Retour apprécié à la maison.
La Gaspésie est extra.
Jolis souvenirs que nous partageons avec vous avec plaisir.
Belle fin d'été à tous.

















