lundi 16 avril 2012

Le grand jour...

Nous y voilà à ce fameux grand jour, attendu et redouté à la fois!
Les enfants se lèvent aux aurores comme de coutume.

Nous retrouvons les rythmes matinaux assez soutenus même si, finalement, nous gagnons presqu'une demi-heure puisque l'école est à 5 minutes de l'appartement (et de la future maison).

C'est un peu l'excitation ce matin.  On sent les enfants fébriles...


Nous réalisons la traditionnelle photo de rentrée.  Ici, on change de décor: c'est avec vue sur le Saint-Laurent.

Olivier peut commencer à travailler plus tard pour conduire les enfants.
Nous partons donc à nous 5.


Nous commençons par Rosalie et Basile.  Olivier et Augustin accompagnent Rosalie et j'accompagne Basile.
Chacun mord sur sa chique et part en souriant.

Chez Rosalie, tout est prêt: son banc, bien sûr mais aussi le crochet pour son manteau, un petit panier pour mettre ses chaussures de classe (on change de chaussures en entrant en classe pour éviter que les grosses bottes d'hiver ou les bottines ne salissent les locaux), un endroit pour ranger son sac de gym,...
Au tableau, un immense message: "Bienvenue Rosalie"!
Notre grande semble en confiance...

Dans la classe de Basile, le banc qui lui est attribué est inondé de cartes de bienvenue rédigées par les enfants.  Adorables!
Tout son petit matériel est également prêt.
On le sent attendu et il se sent attendu!
Il est plus détendu lorsque nous le quittons.



Nous les laissons tous deux, la gorge serrée mais fiers de leur courage et de leur faculté d'adaptation.




En route pour l'école Jésus-Marie de notre Augustin qui reconnaît d'emblée les locaux.
Pour un premier jour, il commence fort notre Gus: Madame Marie est absente!  Mais elle lui a laissé un petit mot de bienvenue dans son cahier.

C'est donc deux dames qu'il ne connaît pas qui l'accueillent très gentiment.  Nous donnons les quelques informations nécessaires puis le laissons à sa petite vie scolaire...
Gloups!












C'est ensuite Olivier que je conduis à "l'école" puisque nous n'avons qu'une voiture pour le moment.  Il est content de se lancer au coeur de ce qui nous a menés ici.  Les choses prennent enfin un sens.  Encore un beau défi! Nous prenons la photo devant l'usine en nous amusant.  L'usine est vitrée...




Pas de photo du nouveau costume mais, en primeur pour vous, exclusivement pour vous!  La démo des nouvelles lunettes de sécurité by the new mannequin of GSK alias Oli-la-mouche!  Waouh!




Et me voilà... mère au foyer!!!
Je rentre, un peu groggy, chez nous.  Et je commence ma journée de mère au foyer (elle sera courte!  il est 10h et je reprends Augustin à 15h).
Je range, je trie, j'arrange notre petit chez nous, je fais des lessives (une fameuse aventure: les machines à laver sont assez dépassées!  3 programmes sans électronique, sans température, sans tiroir pour le savon,...  Bref, il y a intérêt à ce que le linge résiste), je fais du secrétariat,...

Il est vite 14h30 finalement.  Je suis surprise par la température en quittant l'appartement: il fait terriblement lourd mais pas de soleil.  Le thermomètre de la voiture indique... 27°!

En route pour l'école de Gus que je découvre assis à table avec ses copains (Laura, Ariane, Edouard,...) mangeant sa collation de l'après-midi: des brocolis, des carottes, du chou-fleur, des concombres crus avec de la sauce cocktail.  Notre homme s'en délecte visiblement.
Il est super heureux de me voir mais veut finir son repas.  "Tu ne pars pas sans moi, maman!".
Madame Emilie, encore une autre que celle du matin (elle remplace la remplaçante -qui n'était là que pour quelques heures- de Madame Marie) me dit qu'elle n'a jamais vu ça: une telle adaptation.  Rapide, sans souci, agréable, obéissant (oui, oui!), sociable,...  Bref, la super bonne première journée.  Merci Madame Natacha et Madame Annick et merci la crèche!
Fierté de moman qui ébouriffe ses plumes de mère-poule!

En arrivant à l'école Saint-Louis de France, nous voyons d'emblée notre Rosalie qui nous attend dans la cour.  Elle s'inquiète de ne pas avoir vu son frère qui en fait attend patiemment à l'intérieur des bâtiments.
Très vite, les récits fusent: c'est super, on a été accueillis, les autres enfants nous ont entourés, les madames sont gentilles, on a des nouveaux copains, j'ai été à la gym, j'ai mis mon "sac à lunch" dans un frigo pour qu'il reste frais,...

C'est visiblement une bonne journée qu'ils viennent de vivre.
Basile me dit que ses peurs sont "parties sur la planète Mars".
Rosalie m'explique que presque toutes ses peurs sont parties mais qu'il en reste un peu.

Goûter frugal bien sûr!
Petit repos et tentative de devoirs mais les enfants sont fatigués et les ajustements par rapport au matériel et à la matière seront nécessaires  C'était assez prévisible même si ça fait peur.  Nous verrons ça demain.

Nous allons chercher notre dernier et grand écolier impatient de recevoir des nouvelles.  Bonne journée pour lui aussi.  Accueil très sympa comme pressenti.  Il sera entouré de beaucoup de femmes, le veinard!

Bon souper qui fait du bien et gros dodo pour retrouver courage pour la journée de demain (les craintes reviennent en même temps que le sommeil)...

Nous espérons que votre rentrée s'est bien passée aussi!
A demain!

dimanche 15 avril 2012

Bienvenue chez les... Indiens Hurons.

Ce coup-ci, les enfants sont bien calés dans l'horaire québécois.  Ils ont retrouvé leurs sempiternels et universels horaires: lever à 6h45 tous les jours y compris les week-ends et jours fériés...

En route pour les visite du village de Wendake, à 20 minutes de Québec.
C'est un village huron, soit un des villages d'une tribu amérindienne.  L'ambiance est à la fête.  Les enfants attendent cette excursion avec impatience.

Nous sommes guidés par un (vrai) indien, Eric.  Solide gaillard aux joues basanées, aux cheveux très foncés et yeux noirs.  Il porte un costume traditionnel en peau de bêtes et... des baskets!

Il nous guide dans son village (reconstitué; personne n'y vit plus).  Nous visitons une "maison longue", soit une maison dans laquelle vivent des familles, deux par feu.  Ces maisons peuvent atteindre 10 mètres de haut et mesurer jusqu'à 70 mètres de long...  Au niveau du sol, le bois de chauffage.  Puis des constructions en bois qui abritent les lits à plus ou moins 1 mètre du sol et les effets personnels des familles un peu plus haut.  Dans le toit, sont stockées les céréales qui sont séchées par les feux.


Les enfants sont impressionnés par les peaux de bêtes!

Eric nous montre les canots en bois, les raquettes construites pour marcher dans la neige, les fours pour fumer le poisson, un grand tipi, une tente dédiée aux divinités (il nous est demandé, par respect pour les esprits, de ne pas prendre de photos...).

Durant toute la visite que nous faisons avec des français et des américains, Augustin a demandé: "Mais ils sont où les indiens?".  Au bout de la 10ème répétition de la question et puisque nos explications ne suffisaient pas, nous lui avons répondu: "Les indiens sont dans leurs maisons.  Ils se reposent".
Ne reculant devant aucun questionnement, notre Augustin nous a immédiatement renvoyé la balle en nous demandant: "Mais pourquoi ils se reposent?  Ils sont fatigués?"...
A la fin de la visite, formidable surprise: une indienne qui accepte  que nous la photographions.  "Elle n'était pas fatiguée, elle?".



Nous dînons sur place avec un frugal menu amérindien: soupe aux graines de tournesol, saucisse de bison et légumes de saison, gâteau au caramel de sirop d'érable et thé à la menthe sauvage.  L'eau est servie dans des pleureuses, soit des cruches à deux pots liés.  Quand l'eau passe de l'un à l'autre, elle "glougloute" comme des pleurs.  C'est une cruche qui était utilisée lors des cérémonies funéraires.







Nous terminons cette chouette visite par un petit passage obligé à la boutique des souvenirs.  Augustin souhaite un canot de 2 mètres de long, Basile un arc-à-flèche plus grand que lui et Rosalie une poupée grandeur nature vêtue de manière traditionnelle.
Nous nous rabattons sur des flûtes en bambou tressées avec du cuir, des plumes et de la fourrure pour les garçons et des pinces à cheveux en plumes et perles pour Rosalie.
Tout le monde est ravi!









De retour à la "maison", nous commençons nos opérations marquage des fournitures scolaires.  Avec les moyens du bord.  Les enfants y mettent du leur.  C'est gai.  Notre Gus a marqué ses bottes.  Il en profite pour nous servir de la soupe à la voiture, préparée à même ses bottes!
Chacun vit les choses à sa façon, avec la gorge un brin serrée (leur maman n'est guère moins strindue...).














Gros plongeon qui fait du bien.  Nous réalisons quelques photos de figures de style!

Préparation des boîtes à tartines (sans noix ni arachides, interdites à l'école et sans aucune sucrerie).  Petits noms sur les sacs à dos qui remplacent temporairement les mallettes qui sont empaquetées et arriveront plus tard.

Belle rentrée à vous tous, petits et grands!  En direct vers l'été!  Nous sommes loin mais nous pensons tellement souvent à vous!
Courage pour les grands ados qui peinent à reprendre leur sac à dos!
On vous embrasse tous.


samedi 14 avril 2012

La journée des "impressionnants".

C'est ainsi que Rosalie a qualifié cette journée.  Nous y avons vu des gens et des choses un peu curieux.
C'est donc la journée des impressionnants!  Tout un programme...









Après un solide déjeuner à 'européenne dans notre petit chez nous, direction les courses.
Nous commençons par un "Canadian Tyre", alias le "pneu canadien".  On se croirait au stock américain de Fosses-La-Ville.  J'adore!
On y  trouve de tout.  Quand je dis tout, c'est tout: c'est un grand magasin de bricolage, camping, sport (vélos, kayaks,...), déco, phyto-pharmacie, jardinerie, animalerie, épicerie plus ou moins fine, ...  Bilou en profite pour tester un appareil de musculation.


Puis, direction le "Maxi C", alias un Carrefour.  C'est la première fois.
J'emmène Augustin qui trône dans un caddie jaune citron et Rosalie.
Olivier et Basile s'en vont visiter les concessionnaires de voitures d'occasion (nous apprendrons par la suite qu'ils sont tous fermés le samedi parce qu'ils ouvrent jusqu'à 21H30 tous les jours de la semaine...).

Nous entrons donc dans un bien grand magasin où, comme il se doit, les appareils hi-fi sont exposés dès les premiers mètres.  La télévision à écran qui nous apparaît géant passe le tout récent film Tintin.  Rosalie s'y colle durant toute la durée de mes courses.

Avec Augustin, nous sillonnons avec minutie toutes les allées à la recherche d'huile de bain (l'eau nous assèche terriblement la peau qui nous fait presque mal), de lavettes, d'un balai, de petites boîtes pour les collations des enfants,...  Je ne vous dis pas le temps que j'ai mis pour trouver ces quelques menus objets!


Vient ensuite la partie alimentation pure.  Je m'égare dans les boîtes de conserve en tout genre, les plats préparés, les pizzas, les cacahuètes, les bouteilles de ketchup d'un litre, les pastèques dites melon,...
Les fruits et les légumes sont parfaits comme dans les livres, lisses, brillants, d'un beau rouge uniforme.  Un peu douteux.  On sent que l'agriculture est poussée et point très bio...  Le rayon de frais est aspergé d'eau toutes les quelques minutes; ce qui m'a valu une drôle de frayeur en attrapant ma salade et en me faisant rincer l'avant-bras.

Augustin vous présente le rayon saucisses: saucisses petit-déjeûner porc ou porc et boeuf ou porc et boeuf au miel ou porc et boeuf au basilic ou boeuf au paprika ou boeuf au...  Bref, une demi-allée de saucisses!  Délirant.
Et voici le rayon cacahuètes!


J'ai mis un temps certain pour trouver ce que je cherchais!  Nous avons royalement quitté le magasin vers 13h30 et, le temps de rentrer, de décharger, de ranger, il était trop tard pour aller rencontrer les indiens.  Ce sera pour demain.

Nous prenons donc le temps, cet après-midi, de faire une grande promenade dans Québec où il fait doux.  Les terrasses sont pleines.  Les gens boivent (que) de la bière (même de la Blanche de Hoegaarden - on la reconnaît grâce au verre!).


Nous nous baladons jusque dans le bas de Québec où nous admirons le Saint-Laurent depuis "la terrasse Dufferin" au pied du château Frontenac, soit une immense terrasse en bois de plusieurs centaines de mètres de long, jalonnée de bancs et de kiosques.  Les gens y lisent, y mangent une glace, s'y rencontrent, y prennent du bon temps.  C'est étonnamment calme vu le nombre de touristes et locaux qui y déambulent.





Nous y découvrons aussi, avec beaucoup d'intérêt, un véritable arsenal de balises qui sont rangées, durant l'hiver, dans un entrepôt le long du Saint-Laurent.






















Nous rencontrons donc des "impressionnants":
- un musicien qui nous fait une petite démonstration de batterie totalement recyclée (boîtes de conserve, poubelles en plastique,...).  Son chien est patiemment assis près de lui: il porte perruque et lunettes; ce qui fait hurler de rire les enfants.
- un peu plus loin, des américains déguisés en gros animaux en peluche.
- un peu plus loin encore un caricaturiste qui dessine les visages des madames sur des corps de mannequins à la plastique très avantageuse...  Imaginez la tête des enfants!
- enfin, sur le chemin Saint-Louis, nous croisons un arbre qui a poussé autour d'un obus!


















Nous rentrons par la petite rue des artistes peintres, une rue piétonne très étroite dans laquelle les peintres exposent leurs toiles à même les murs des maisons.  Ils cachent leur "bureau" derrière un panneau de carton qui renferme un... terminal bancontact pour les paiements!  Bien vu.

Petit détour par "la maison de la Wallonie" (fermée) et... un magasin permanent de boules de Noël!  C'est tout à fait kitsch et anachronique de s'y promener par 18° et sur l'air de Gingel bells mais cela fait beaucoup rire les enfants.

Retour chez nous un peu fourbus.
Les enfants dorment déjà.

Olivier est parti s'acheter un veston (les siens sont entreposés quelque part entre le Canada et la Belgique) pour un dîner professionnel un peu sérieux la semaine prochaine.  Les magasins sont ouverts jusque 21h30!

A demain!

vendredi 13 avril 2012

Balades...

Vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai de savoir que mes petits mots sont lus!
Hier, je me suis tellement battue avec le nouvel ordinateur (et ce soir encore; c'est la 3ème fois que je tape ce texte!!!) que je n'ai pas terminé mon devoir avant minuit heure locale, soit à l'heure du lever de certains d'entre vous.






Ce matin, nous nous baladons sur notre Ravel, enfin celui qui sera le nôtre d'ici quelques semaines.  Petit chemin tranquille et balisé qui rejoint le Saint-Laurent à à peine un km de chez nous.










Les enfants courent et jouent à leur aise.  C'est très paisible.
Nous croisons un train typiquement américain qui roule à 30km/heure.  Le chauffeur nous fait signe de la main.  Il transporte des marchandises destinées au port de Québec.  Il en passera un comme celui-là toutes les semaines.










A la fin de notre balade, Olivier signe le bail!  CA Y EST!  On peut souffler.  Quel soulagement après nos déboires, stress et déceptions.
Notre propriétaire est très conciliant et attaché à ce que sa maison vive.  Pour vivre, elle vivra!
Il nous laisse quelques meubles, nous propose de nous louer de l'électro-ménager de son magasin pour éviter que nous en achetions,...   Bref, une relation de confiance qui fait plaisir.

Cet après-midi, nous avons rendez-vous à la banque.  La "Royal Bank of Canada", autrement dit RBC.  Une gentille madame nous reçoit durant près de deux heures avec les enfants qui visitent régulièrement les toilettes de la banque, histoire de se dérouiller les jambes.
Ils reçoivent des cahiers à colorier et des crayons pour s'occuper.  Quel accueil!


Dans la foulée, nous nous mettons en route pour le magasin de fournitures scolaires.  Nous sommes intrigués: que sont donc les duo-tang?




Après avoir sillonné durant 20 minutes -non un certain énervement- un grand zoning industriel en travaux, nous parvenons dans ce paradis de la fourniture scolaire.  Les enfants ne savent plus que regarder.

Nous en profitons pour offrir nos listes aux deux vendeuses qui nous guident et remplissent les paniers des enfants.
En gros, tout est comme chez nous mais pas tout à fait!  Les duo-tang, ce sont des petites fardes en carton, genre "fardes devis", comme on dit à Ste-Marie.  C'est un peu décevant!  On s'attendait à un truc tout à fait exotique...
Nos cocos sont très fiers de ces acquisitions.




En plus du programme classique, les enfants auront cours de musique (Rosalie doit apporter une flûte), d'anglais et d'art plastique.  Les cours de gym sont jalonnés par des initiations au base-ball, patinage artistique, hockey sur glace,...  Ca, par contre, c'est très exotique!







Augustin n'a pas de fournitures scolaires à acheter si ce n'est: des bottes!  Les "cours de récréation" alias les grandes étendues vertes sont boueuses.  Les enfants enfilent donc des bottes pour sortir.
Gus les met plus ou moins 20 fois par jour et se promène avec ses bottes aux pieds, aux mains, à l'endroit, à l'envers, en imitant le chien, le lion,...  Bref, c'est un plaisir pour lui!
Un achat d'ores et déjà utile.








Nous faisons le plein de la voiture: 1/2 heure!  Les pompes ne fonctionnent pas!  Olivier en fait 3 avant qu'un brave monsieur lui explique qu'il y a, en plus du pistolet traditionnel, un "interrupteur" sur la pompe!  Qu'est-ce qu'on est perdu!

Ce soir, piscine, bien sûr!  Toujours le super délire.
Nous soupons à la belge.  Premier repas vraiment cuisiné.  Ca fait un bien fou, mine de rien...
Les enfants s'endorment à la minute où ils touchent leur oreiller.

Demain, nous envisageons une excursion qui plaira sans nul doute: une visite dans un vrai village indien (nous tenons notre public en haleine)! Bonne nuit!

jeudi 12 avril 2012

La (première et non dernière...) transhumance!

Lever en douceur ce matin.
Comme chaque jour, les enfants vérifient les messages reçus et les commentaires sur le blog.
Bilou est aux anges: il a reçu le premier message de son instituteur, M. Goubille.
Rosalie, quant à elle, lit avec attention et plaisir les messages de Mme D'Huyvetter, sa "madame".
Ils sont heureux de se savoir suivis outre atlantique.

Ce matin, nous quittons notre hôtel.  Les enfants s'y sont un peu attachés.  C'est leur premier pied à terre à Québec.  Ils n'ont pas très envie de partir.
Il faut dire qu'ils connaissaient les gens, saluaient tout le monde, aidaient au service du restaurant,...
Et puis, la vue était belle!








Nous nous mettons en route pour notre deuxième achat du séjour, après les gants des enfants: un ordinateur.  Le mien a rendu sa belle et très sollicitée âme quelques jours avant notre départ et celui d'Olivier est un ordinateur professionnel qui le suivra bientôt et qui montre des signes de fatigue, lui aussi.

Une courte course sans doute!  Pensez-vous! Nous suivons l'adresse que google map nous indique et atteignons un centre commercial, grand comme l'Esplanade à LLN ou le shopping center de Woluwé.
Il y a 3 comme celui-là l'un à côté de l'autre.
Nous entrons dans le premier que nous sillonnons de long et large, balade et tour gratuits.  Finalement, nous nous renseignons: le magasin d'ordinateurs n'est pas dans ce bâtiment mais bien dans le suivant.  Nous traversons donc la rue et recommençons nos recherches.
Nous découvrons ce magasin d'ordinateurs après près d'un km de marche...

A l'entrée, nous sommes immédiatement pris en charge par un gentil monsieur à qui je demande s'il n'est pas ennuyeux que les enfants touchent aux (très nombreux) ordinateurs d'exposition.  Voici sa réponse: "Ici, Madame, les enfants ont tous les droits.  Ils peuvent toucher à tout ce qu'ils veulent.  Il y a des ordinateurs pré-programmés pour eux.  Ils peuvent y jouer le temps qu'ils souhaitent".

Allez, d'abord, si les enfants ont tous les droits...




Après-midi, visite de l'école Saint-Louis de France, future école de Rosalie et Basile.
Nous procédons aux démarches d'inscription: une bonne heure...  Photocopies de passeports, permis de séjour, extraits d'acte de naissance, bulletins,...


Malgré la fin de la journée largement sonnée, nous avons la chance de rencontrer Madame Nathalie, titulaire d'une classe de 3ème-4ème.  C'est dans sa classe que se rendra Rosalie.  Une grande dame avenante (un peu comme Mme D'Huyvetter) qui nous accueille très chaleureusement.
Elle a l'habitude des petits élèves étrangers.  La semaine passée, elle accueillait un égyptien!
Nous recevons la liste du matériel scolaire.  Je vous mets au défi de nous indiquer à quoi correspondent ces fournitures: des cartables à anneaux, des duo-tang, des albums de découpures,...  Nous rions!




Nous changeons de bâtiment.  Nous voici dans la même école mais section des maternelles (soit les enfants de 5 ans) et des 1ères et 2èmes primaires.  Basile aura deux institutrices comme à Ste-Marie: Madame Anne et Madame  Nathalie, et sera dans la classe des 1ères-2èmes primaires.  Les institutrices sont toutes les deux très jeunes et ont fait des stages en France.  Elles connaissent la Belgique et sont impatientes que Basile les informe sur notre pays.  L'une d'elle nous donne d'emblée son numéro de téléphone personnel pour "si jamais".  Super sympa.



Notre Basilou est intimidé.  Il se cache dans mon manteau.  C'est un changement périlleux pour lui qui est si attaché à M. Goubille.  Nous l'encourageons et savons qu'il s'en sortira comme un chef.


Après avoir baladé tous nos bagages dans la voiture toute la journée, nous prenons possession de notre petit appartement vers 17h30.  C'est super!  Nous nous y sentons un peu comme chez nous.  Voici la vue de notre 12ème étage: à gauche, la vue sur Québec et ses tours et à droite, la vue sur le Saint-Laurent.


Les enfants et moi plongeons dans la piscine de l'hôtel.  Quelle folie! Y compris pour Augustin qui saute comme un fou et veut "nager tout seul" avec ses bouées.




L'homme de la maison s'en va prendre l'air et "magasiner" à l'"épicerie".  Nous sommes heureux d'acheter enfin des légumes et des fruits, de la viande, des céréales,...
Les enfants engloutissent 3 bols de Rice Krispies et réclament, comme à l'accoutumée, leurs pénates.



A demain pour d'autres découvertes...